Faune, flore et écosystème

Ensemble, préservons la fragilité de l’environnement.

planete-csln

Merci de respecter son écosystème.

Naissance des calanques

Il y a 140 millions d’années, à l’ère secondaire, la Provence est sous la mer. Il y a alors une accumulation des couches sédimentaires. Durant l’ère tertiaire, il y a 60 millions d’années, les couches sédimentaires émergentes par le chevauchement des plaques tectoniques africaine et européenne. La chaîne pyrénéo – provençale comprenant les Pyrénées, la Corse et la Sardaigne, apparaît. Il y a 6 millions d’années : le climat, très chaud, entraîne l’assèchement de la méditerranée par évaporation. Des canyons se forment comme la fosse de Cassidagne, profonde de 1000m. Il y a 1,5 millions d’années, à l’ère quaternaire, alternance de périodes de glaciation entrecoupées de réchauffements climatiques qui entrainent des variations du niveau de la mer. Des pluies froides, acides et corrosives vont accentuer le creusement des Calanques et former le paysage actuel.

 

De falaises en plages secrètes, des eaux turquoises au maquis fleuri, les calanques n’en finissent pas d’émerveiller le regard.

Entre Cassis et Marseille, les 25 kilomètres de cote déchiquetées recèlent une vingtaine de calanques. Près de 145 kms de sentiers balises permettent de se promener dans les 5000 hectares du domaine des calanques.

Ce lieu à la beauté sauvage due à une végétation odorante, à la rudesse de la roche et à la proximité de la mer n’en finira pas de vous étonner. 

csln-poudingue
csln-calcaire-arudiste

Géologie

Le massif des Calanques est composé de calcaire coquillier qu’on appelle Urgonien. On y trouve de nombreux fossiles, visibles notamment sur la presqu’île de Port -Miou. Le cap Canaille est lui issu d’un massif plus ancien. C’est aujourd’hui une alternance de calcaires blancs, d’argile et de grès en décomposition (roche détritique). Les Falaises Soubeyrannes à l’Est du Cap Canaille, avant d’arriver à La Ciotat, composées de poudingues (galets cimentés dans du sable) témoignent de la présence d’un delta à cet emplacement. En effet, un fleuve coulait depuis une montagne, là où se trouve actuellement la mer, vers le nord.

csln-cap-canaille

Climat

Le climat méditerranéen se caractérise par des étés chauds et secs et des hivers doux et humides. La sécheresse estivale est une caractéristique du climat méditerranéen : pendant les mois les plus chauds, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. L’anticyclone subtropical remonte en latitude et recouvre les régions méditerranéennes. En revanche, les hivers sont bien arrosés dans les régions pas trop abritées des influences maritimes. L’autre caractéristique des précipitations en milieu méditerranéen est leur faible fréquence et leur intensité. Si les cumuls annuels moyens sont compris entre 300 et 1 000 mm (un peu plus dans certaines montagnes), la fréquence est faible : moins de 100 jours par an. Le mistral en Provence et en Catalogne, vent froid et asséchant, souffle du continent européen vers la mer. En général, ce vent parfois violent dégage le ciel et y apporte un temps remarquablement ensoleillé. Le sirocco et le khamsin, chauds et secs, soufflent de l’Afrique vers la mer.

csnl-saladelle

Un patrimoine naturel

Les habitats forestiers

L’intérêt forestier du territoire, hors partie littorale traitée ci-dessous, est principalement constitué de yeuseraies (= plantation de chênes verts ou Qercus ilex) relictuelles en taillis et parfois en mélange ou dominé par des chênes pubescents. Dans les zones les plus fraîches, certaines pineraies (= plantation de pins) sont en voie d’évolution vers une chênaie verte potentielle et dans les meilleures conditions de sols, l’évolution des fruticées (= formation végétale formée d’arbustes ou d’arbrisseaux) peut être favorable aux feuillus, et à terme au chêne pubescent. A Roquefort-La-Bédoule, il existe par ailleurs une petite yeuseraie naturelle mature en futaie qui représente un écosystème rare car probablement dans un stade ultime de la succession végétale. Ce type de peuplement, de structure et de conservation très favorables sont extrêmement rares à l’échelle de la Provence calcaire.

csln-habitat-forestier
csln-Salsepareille

Les habitats rocheux

Ces habitats regroupent les lapiazs et éboulis, les falaises et les grottes où se réfugient de nombreuses espèces spécialisées et originales de haute valeur patrimoniales qui vivent quasi strictement dans ces milieux (chiroptères, oiseaux rupestres, végétation chasmophytique = qui pousse à dans des petites accumulations de terre dans les fissures et anfractuosités des zones rocheuses). Les lapiazs et éboulis calcaires contribuent à la particularité biologique, écologique et paysagère du territoire. L’importance biologique de cet habitat est liée à la présence d’une flore constituée majoritairement de thérophytes (= plantes annuelles qui meurent après la reproduction) spécialisées, dont la Sabline de Provence ou Herbe à Gouffé (Arenaria provincialis). Il présente une grande vulnérabilité vis-à-vis de la déstabilisation par piétinement.

csnl-eboulis-gr5198
csln-lapiaz

Les habitats des crêtes

Certaines crêtes des massifs sont dominées par des pelouses sommitales à Genet de Lobel (Genista Lobelli), endémique de Basse Provence. Elles s’étendent depuis le littoral, où les stations sont relictuelles et menacées principalement par le piétinement (Cap Canaille, Puget, Carpiagne, Marseilleveyre), jusqu’au-delà du parc national, aux sommets continentaux des crêtes de la Sainte- Baume et de la Sainte-victoire où elle trouve son optimum écologique.

csln-genista-lobeli
csln-Astragalus_massiliensis

Les habitats littoraux

Ils concentrent la biodiversité la plus remarquable tant en termes de présence d’espèces que d’associations d’espèces, depuis le bord de mer jusqu’aux sommets des falaises littorales. Sur cette bande de quelques centaines de mètres, particulièrement soumise aux influences de la salinité et du vent, se succèdent la phrygane (= formation arbustive basse sur rochers), la garrigue littorale imbriquée avec la pinède climacique à pin d’Alep ou les formations à genévriers rouges. Les pelouses dunaires méditerranéennes présentes sur l’île de Riou et les formations basses d’euphorbes présentes sur le Frioul sont des habitats rares à l’échelle de la méditerranée. De même les peuplements d’Olivier sauvages et de caroubiers sous le Cap canaille et dans quelques vallons, et les chênaies vertes généralement en taillis et parfois constituées de vieux arbres, sur altérites siliceuses en fond de vallon ou en pied de falaises (Bec de l’aigle), sont particulièrement remarquables et importants au niveau biogéographiques et paysager. Plus de 50% de la végétation du Frioul est constituée par six habitats littoraux d’intérêt communautaire. Dunaires méditerranéennes présentes sur l’île de Riou et les formations basses d’euphorbes présentes sur le Frioul sont des habitats rares à l’échelle de la méditerranée. De même les peuplements d’Olivier sauvages et de caroubiers sous le Cap canaille et dans quelques vallons, et les chênaies vertes généralement en taillis et parfois constituées de vieux arbres, sur altérites siliceuses en fond de vallon ou en pied de falaises (Bec de l’aigle), sont particulièrement remarquables et importants au niveau biogéographiques et paysager. Plus de 50% de la végétation du Frioul est constituée par six habitats littoraux d’intérêt communautaire.

csln-crithmum-maritimum
csln-maquis

Ces habitats littoraux

Ils sont donc des concentrés d’espèces rares ou protégées, dont certaines sont endémiques de la Provence mais ils sont aussi, sur le continent et le Frioul, les plus impactés par les activités humaines. Les falaises littorales (Archipels du Frioul et Riou, Devenson, Castelviel, Soubeyrannes) représentent les zones refuges pour la faune et des limites d’aire de répartition de certaines espèces végétales à affinité thermo méditerranéenne. En tant que zones refuges, elles sont les sites d’intérêt majeur pour la reproduction de l’avifaune rupestre sédentaire (Puffins cendré et yelkouan, Océanite tempête et Cormoran huppé pour les oiseaux marins, Faucon pèlerin, Martinet pâle, Martinet à ventre blanc, etc.), l’alimentation de l’avifaune migratrice hivernante constituée de raretés montagnardes (Tichodrome échelette, Accenteur alpin, Hirondelle de rocher, Crave à Bec rouge, etc.) et le rôle de gîtes pour les chiroptères (Minioptère de schreiber, le Molosse de cestoni et la Vespère de Savi, etc.) notamment lors de l’hibernation.

csln-puffin.cendre
csln-tichodrome-echelette

Côté terre : une biodiversité remarquable

Situé dans une position très méridionale le littoral bénéficie ici d’un climat méditerranéen doté d’une très faible pluviosité, une évaporation forte due au soleil et au vent, ainsi qu’une perméabilité importante du fait de la nature fissurée des terrains, et des roches calcaires. De plus, en bordure de littoral (notamment depuis Marseille en direction de Calle longue et au-delà), les embruns salés imposent aux végétaux une contrainte supplémentaire. La régénération extrêmement lente du sol très majoritairement constitué de substrats calcaires est une spécificité importante de ce littoral. La grande complexité des conditions de milieu et la diversité de faciès fait de cette portion côtière un lieu de grand intérêt biologique. Une image est souvent utilisée par les botanistes pour caractériser cette mosaïque : la végétation des massifs littoraux « pousse dans d’innombrables pots de taille, de profondeur et de composition de terre à chaque fois différentes ». L’orientation des versants, le relief, le substrat et la distance au littoral déterminent l’étagement de la végétation et de la faune. Ainsi depuis la côte jusqu’aux collines de l’arrière-pays, les conditions physiques sont de plus en plus propices au développement de la végétation notamment en situation d’ubac et de fond de vallon.

csln-Phyllodactyle_Port-Cros
csln-Aigle-Bonnelli
csln-Molosse-de-cestoni

Côté mer : un patrimoine naturel exceptionnel

csln-tortue--caouanne
csln-dauphin-bleu-et-blanc

L’herbier de Posidonie

La posidonie est une plante marine à fleurs, à croissance racinaire lente (1 siècle pour 1 m) et endémique de Méditerranée. Grand producteur d’oxygène et stabilisateur des fonds, l’herbier de Posidonie sert de nurserie, de refuge et de nourriture à une faune riche et diversifiée.

On peut y apercevoir de nombreuses espèces de poissons comme la saupe, le sar la girelle où l’hippocampe sans compter de nombreux invertébrés comme l’Oursin diadème qui possède des piquants pouvant atteindre 10 cm.

La roche médio-littorale inférieure

Cet habitat est conditionné par la présence de vagues et des variations irrégulières de la pression atmosphérique et des vents. Il est principalement caractérisé par la présence d’algues encroûtantes et varie selon la nature du substrat et le niveau d’humidité. L’encorbellement (ou trottoir) à Lithophyllum lichenoides est le plus caractéristique des faciès de la roche médiolittorale inférieure. Ces trottoirs se forment à l’interface terre-mer, dans les zones battues par les vagues, à partir d’une algue rouge se calcifiant. Plusieurs siècles sont nécessaires pour qu’une telle formation atteigne 1 mètre de large. Cet habitat abrite de nombreux crustacés (crabes), des anémones (tomate de mer ou actinie commune), des éponges, des mollusques (Arapède)…

 

Les bancs de sable à faible couverture permanente d’eau marine :

Ils occupent l’ensemble des fonds des criques et calanques jusqu’à la limite supérieure de l’herbier à Posidonie. Ces zones de sables fins calibrés, de pente généralement très faible et régulière, subissent l’influence de la houle venant du large. Cet habitat participe au maintien de l’équilibre des plages et constitue également une zone de nourrissage des poissons plats.

 

La biocénose des grottes semi-obscures

Cet habitat correspond à des tombants verticaux, des surplombs, des entrées de grottes et de tunnels. Les facteurs tels que la lumière et l’hydrodynamisme sont réduits et ne connaissent quasiment aucune variation. Les algues (du fait d’une luminosité très atténuée) et les herbivores sont quasiment absents de la biocénose des grottes semi-obscures. De nombreux crustacés (langoustes, cigales, crevettes cavernicole…), poissons (mostelles, corb, congres…) et plusieurs espèces de faune fixée (anémones, corail rouge, éponges, dentelles de Neptune…) sont caractéristiques de cet habitat. Ces milieux sont particulièrement fréquentés par les plongeurs car ils constituent des paysages de haute valeur esthétique grâce notamment aux vives couleurs de la faune qui s’y développe. Plus au large, on observe des cétacés, comme le Grand dauphin et le Dauphin bleu et blanc, ou le Rorqual commun qui, après la baleine bleue, et avec une longueur d’environ 20 m, est le deuxième plus grand animal vivant sur la planète.

 

Roche infralittorale à algues photophiles

Cet habitat est situé dans l’étage infralittoral, jusqu’à 20 mètres de profondeur environ. Il s’agit d’un substrat rocheux dominé par des peuplements d’algues photophiles, dont la présence est conditionnée par la pénétration de la lumière. Il est, pour cette raison, très sensible à la turbidité de l’eau. C’est un habitat extrêmement riche et diversifié, comprenant plusieurs centaines d’espèces dont se nourrissent de nombreux poissons.

 

Le coralligène

Il est considéré comme un des habitats ayant la plus haute valeur écologique de Méditerranée. C’est un ensemble de constructions biologiques d’algues molles ou calcaires qui se présente sous forme de massifs de concrétions très anfractueux. Le coralligène se rencontre sur les parois rocheuses horizontales ou le long des tombants rocheux entre 20 et 70 mètres de profondeur. Cet habitat se situe dans des zones à courant, la vie y est donc très riche. Profitant du moindre interstice, corail, gorgones, éponges, poissons, crustacés ou encore vers se livrent une bataille pour l’espace et la lumière.

csln-posidonie_bianchimani
csln-banc-de-sable
csln-pseudolithophyllum-expansum

Les Calanques

Calanque de Port Miou

La calanque de Port-Miou est la première en partant de Cassis. C’est une ancienne carrière de calcaire, utilisée pour le canal de Suez. Très sinueuse, Port Miou s’avance profondément à l’intérieur des terres et constitue un port naturel qui accueille plus de 600 voiliers.

 

Calanque de Port Pin

Un peu de prudence s’impose avant d’arriver sur la plus petite des calanques de Cassis. La calanque de Port Pin tire son nom des pins d’Alep qui apparaissent comme en équilibre sur la roche. Cet endroit de rêve dispose d’une plage de sable bordée d’une pinède généreuse. La curiosité du site est le trou souffleur : une sorte de grotte dans laquelle s’engouffrent les vagues qui en chassent l’air avec force. Cet air s’enfuit par un conduit et les jours de grand vent, on l’entend souffler parfois jusque dans un rayon de 100 mètres. La pierre de Cassis, cette roche dure et compacte, qui fourmille de rudistes, lamellibranches à coquille en forme de cornet, était extraite de la carrière de la pointe Cacau dès 1720. Elle était chargée dans les navires par un système de trémies. Elle a été rendue célèbre par le fait qu’elle ait servi de socle à la statue de la Liberté.

 

En-Vau

C’est l’une des plus belles Calanques de la région mais aussi l’une des plus reculées : les seuls moyens pour y accéder sont la marche à pied ou le bateau. En-Vau, est tellement encaissée entre les rochers que le soleil n’a pas beaucoup de temps chaque jour pour y réchauffer l’eau. Le fond est une plage de galets. Un belvédère situé en haut de la calanque offre un point de vue remarquable sur celle-ci. On remarque notamment une aiguille rocheuse dite “Doigt de Dieu.

 

La calanque de l’Oule

Elle est comme une bouche ouverte sur la mer. Les falaises s’élèvent brutalement de 170m au-dessus de la mer et constituent une sorte de dentelle de calcaire. Son nom vient du provençal oulo qui signifie « marmite » ou « chaudron ». En effet, très encaissée entre des falaises, elle n’est accessible que par voie maritime ou en descente en rappel. Elle est surplombée par la falaise du Belvédère qui comprend la voie d’escalade les « Futurs Croulants » Une grotte semi immergée à son pied est un site de plongée possible.

 

Les falaises vertigineuses du Devenson

Dessinées en grandes orgues verticales, elles plongent sur les eaux vertes de la Calanque du Devenson. Ces falaises se poursuivent sur 2 kms à 300 m de haut.

©2017 Cassis Sport Loisirs Nautiques  -  Admin -  Réalisé par Créa-Design

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account